Concours de récitation

La poésie est une langue universelle souvent méconnue par les élèves. La découvrir peut aider les jeunes à développer leur dimension intérieure, sans laquelle il ne saurait y avoir de liberté. C’est pourquoi cette initiative veut valoriser la place de la poésie dans l’étude du français. Le moyen retenu, les concours de récitation de poèmes, a un quadruple avantage :

  • Faire découvrir à des jeunes des textes magnifiques
  • Donner une chance supplémentaire aux élèves qui auraient des difficultés à l’écrit
  • Permettre aux jeunes de développer l’aisance en public dont ils auront besoin par la suite
  • Donner une chance supplémentaire aux élèves qui auraient des difficultés à l’écrit

La finale du concours 2020-2021 aura lieu le 11 mai 2021 au théâtre du rond-point.

Le concours proposé par la Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé pour la Poésie a pour objectif de permettre un plus large accès à la poésie classique et contemporaine.

Au-delà de la lecture à haute voix, l’art de la récitation permet à vos élèves de s’approprier le poème. Ce travail de diction poétique peut trouver sa place dans les enseignements d’exploration, celui consacré à la création et aux activités artistiques par exemple, ainsi que dans l’enseignement de l’histoire des arts.

Afin de participer au concours de récitation poétique, chaque classe devra désigner un lauréat qui, à partir d’un corpus de poèmes au choix, défendra les couleurs de son lycée. La désignation de ce lauréat signifie que tous les élèves de la classe travaillent à cette manifestation poétique, notamment par la recherche et la sélection de poèmes, qui seront lus, entendus, récités, discutés et mis en bouche.

Les finales du Concours de récitation se tiennent chaque année dans des lieux prestigieux : la Maison de la poésie en 2009, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris de 2010 à 2013, le Théâtre de l’Odéon de 2014 à 2018. En 2020, la finale s’est tenue en vidéo en raison du confinement. En 2021, la finale se tiendra au théâtre du rond point.

Pendant les délibérations, des conseils de diction et de récitation sont dispensés par un metteur en scène ou un comédien.

INFORMATIONS PRATIQUES

Organisation du concours

La Fondation organise la seule finale du Concours, qui se tient chaque printemps sur la scène d’un théâtre parisien

L’inscription

La circulaire adressée par le Rectorat de Paris informe les professeurs de l’ouverture des inscriptions. Chaque lycée peut inscrire plusieurs classes. Au cours de l’année, chaque classe désigne son représentant lors de la finale.

La finale

Sur scène, les candidats passent dans l’ordre alphabétique de leur nom de famille, sans annoncer le nom de leur lycée. Les candidats sont évalués par le jury selon les critères suivants :

  • La capacité à installer le silence
  • Le respect des règles de la versification et de la métrique
  • L’appropriation, notamment physique, du poème
  • Le soulignement du sens

JURY DU CONCOURS

Marie Berthelier, Nathalie Berthon, Jacqueline de Bourgoing, Marie-Hélène Labbé, Loïc Le Dauphin, Jean-Pierre Lemaire, Jean-Marc Sourdillon

Les trois premiers prix reçoivent respectivement 500 euros, 350 euros et 200 euros ; Tous les élèves participants, leurs professeurs et les membres du jury reçoivent des livres de poésie, des anthologies, des invitations à assister à des lectures de poèmes.

Pourquoi organiser un concours de récitation de poèmes ? Marie-Hélène Labbé*

Tout est parti d’une conviction intime et d’une idée simple. La conviction, c’est que la poésie est une langue universelle et que la découvrir peut aider les jeunes et les moins jeunes à développer leur dimension intérieure, sans laquelle il ne saurait y avoir de liberté. L’idée simple, c’était de valoriser la place de la poésie dans l’étude du français, durant une année sans échéance finale.

Les concours présentaient à nos yeux un quadruple avantage : faire découvrir à des jeunes des textes magnifiques ; revaloriser l’apprentissage par cœur qui permet de s’approprier les poèmes étudiés ; permettre aux jeunes de développer l’aisance en public dont ils auront besoin par la suite et donner une chance supplémentaire aux élèves qui auraient des difficultés à l’écrit.

 Forts de cette conviction du pouvoir de la poésie, il nous fallait trouver le moyen de faire profiter de notre initiative le plus grand nombre possible de lycéens, notamment ceux que les subtilités de l’écrit pénalisaient. Apprendre des vers et les réciter en public, c’est un excellent moyen de permettre aux élèves moins frottés à la culture française de s’en rapprocher. Il y a là une immédiateté jubilatoire qui ne se dément pas, année après année.

Certains parmi les élèves qui auront appris et récité le poème de leur choix comprendront peut-être que la poésie est bien autre chose qu’un bibelot de la culture nationale. Pour peu qu’on entretienne avec elle un commerce régulier, elle devient une amie indispensable à qui, en toutes circonstances, nous pouvons confier à fonds perdu nos propres sentiments, et de qui nous sollicitons, chaque fois qu’il en est nécessaire, une meilleure compréhension de notre vie la moins exprimable.

Décidé en 2008, il y a dix ans, ce concours de récitation existe grâce à l’engagement du Recteur de l’Académie de Paris qui a donné instruction en ce sens à la Délégation aux Arts et à la Culture du rectorat de Paris, partenaire de la Fondation depuis le début.

Nous avons, d’un commun accord, décidé de retenir la classe de seconde qui n’a pas d’examen en fin d’année.

Le principe du concours est simple : les classes de seconde qui le souhaitent travaillent la récitation poétique au sein de la classe et désignent leur champion. À partir d’un corpus de poèmes, choisis librement par les enseignants, les élèves choisissent le poème qu’ils souhaitent réciter. Au sein du lycée, un collège d’enseignants et d’élèves désigne le champion de la classe.

Chaque année, depuis 2009, une vingtaine de classes du rectorat de Paris se sont affrontées, sur la scène du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique puis sur celle de l’Odéon- théâtre de l’Europe, lors d’une compétition respectueuse et anonyme. Lycées d’enseignement professionnels, lycées techniques, lycées privés ou publics ont envoyé leur champion sur les plus prestigieuses scènes de Paris.

Et là, dans un silence absolu, émouvant, respectueux, des jeunes récitent les plus beaux vers de la langue française, ceux que nous avons fait reproduire dans ce livre.

*Directrice de la Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé pour la Poésie